quelques vérités

Réflexions sur le risque. (tiré du livre de Claude PERRIN)

La guerre 39/44 a mis un terme brutal a toute une fabuleuse période de l'histoire et a sonné le glas d'une certaine mentalité et d'un mode de vie, le risque était si commun qu'il était a peine évoqué tant il allait de soi! On ne parlait pas encore de profil de carrière, de primes, de principe de précaution. Les défis étaient a taille humaine, L'activité aéronautique était marquée par l'enthousiasme, la bonne volonté, la solidarité, le don de soi. La plus grande punition que l'on pouvait infliger a un pilote, militaire, professionnel, civil ou amateur était... l'interdiction de vol ! Il y avait d'immense espaces a découvrir et a inventorier, source de défis des individus. Dès qu'un raid était lancé, tous s'impliquaient pour faire bénéficier a son auteur de toutes les facilités possibles. Sens et goût du panache, insouciance ou légèreté était la source d'épanouissement de ces pilotes, a tel point que certains patrons opposaient carrément a leurs nouvelles recrues "Je n'ais pas besoin d'acrobates chez moi...!". Le stage "cambouis" était indispensable a des pilotes qui ne pouvaient compter que sur eux-mêmes en cas de pépins. Il ne disposaient d'aucun moyen pour signaler leur position en cas d'atterrissage forcé et n'avaient quasiment pas d'appareillage de navigation comme aujourd'hui. Autre point a souligner , mis a part quelques rares appareils très pointus, tous avaient pratiquement les mêmes appareils ce qui leur permettaient de parler le même langage et renforçait leur sentiment de solidarité. Ils n'avaient souvent aucune assurance, et mettaient souvent leur fortune personnelle dans l'aventure.

Vivre, c'est prendre des risques au quotidien!, même si cela ne dois pas exclure le respect de ses proches et des autres, il est un élément fondamental dans la recherche des raisons de l'existence pour chacun de nous et il est la motivation principale de ceux qui entreprennent des réalisations exceptionnelles ! 

Daniel MOENCH


 

MANUEL DU PILOTE ULM (de Hugues TAUZIEDE)

Chaque décollage est optionnel. Chaque atterrissage est obligatoire. Tentez de toujours garder le nombre d’atterrissages que vous faites, égal au nombre de décollages. 
Si vous poussez le manche à balai en avant, les maisons deviennent plus grosses. Si vous tirez sur le manche à balai, elles deviennent plus petites, le contraire avec le trapèze. 
Voler n’est pas dangereux. S’écraser est dangereux. 
Il est toujours préférable d’être en bas et souhaiter être en haut que d’être en haut et souhaiter être en bas. 
Le seul moment où vous avez trop de carburant est quand l’ULM est en feu 
L’hélice devant l’ULM est un gros ventilateur conçu pour garder le pilote au frais. Lorsqu’il s’arrête, vous commencez à avoir chaud… Il est donc important de le faire foncionner en tout temps durant le vol 
En cas de doute, maintenez votre altitude ou montez. Aucun ULM n’est jamais entré en collision avec le ciel. Plusieurs sont cependant déjà entrés en collision avec le sol. 
On peut définir un bon atterrissage par le fait que vous pouvez sortir de l’ULM à pied sans blessures. On peut définir un excellent atterrissage par le fait que l’ULM peut être réutilisé par la suite 
Apprenez par les erreurs des autres. Vous ne vivrez pas assez longtemps pour toutes les faire vous-même
Si vous avez atterri et que vous devez mettre plein gaz pour avancer jusqu’au hangar, c’est que vous avez oublié de sortir le train d’atterrissage 
Les chances de survivre à un atterrissage sont inversement proportionnelles à l’angle d’atterrissage. Plus l’angle d’atterrissage est élévé, moins grandes sont les chances d’y survivre, et vice-versa 
Restez à l’extérieur des nuages. Les reflets argentés qu’on voit dans les nuages peuvent être des avions. Les montagnes sont aussi réputées pour se cacher dans les nuages 
Dans la bataille opposant les ULM filant à plus d’une centaine de kilomètres à l’heure et le sol qui est immobile, aucun cas n’a été rapporté où le sol a perdu 
Règle générale, afin d’avoir un vol stable, il faut pointer l’avant de l’ULM dans la direction où on veut aller 


AUGUSTE DETOEUF

"Par définition un homme arrivé ne bouge plus","un homme est vieux a partir de l'heure ou il cesse d'avoir de l'audace"


Le vol libre est un sport ou l'humilité et le respect sont les garants d'une longue carrière de pilote.

...l'important , ce n'est pas ce que votre matériel peux faire , mais ce que vous faites avec.

...l'expérience est la somme de tous nos échecs...(BOUDHA)

Ce que tu ne veut pas faire , ne l'exige pas des autres ...


Si quelqu'un ne te sourit pas, sois généreux et offre ton sourire. Personne n'as plus besoin d'un sourire que celui qui ne sait pas en donner.(DALLAI LAMA)

L'esprit est comme le parapente il évolue beaucoup mieux quand il est ouvert...! (adaptation du DALLAI LAMA)


...Renoncer , jamais !, essayer toujours!... Olivier de KERSAUZON


...les seules choses qui soient vouées a l'échec, sont celles qui ne sont jamais tentées...  


La joie des autres est une grande part de la nôtre.     Ernest RENAN

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